SEGA AGES Sonic The Hedgehog

SEGA AGES Sonic est un portage du tout premier jeu Sonic. Parce qu’une console n’est pas complète si on ne peut pas jouer à Sonic dessus, apparemment.

Je parlerais uniquement des apports de la version SEGA AGES. Critiquer le jeu lui-même, presque 30 ans après sa sortie, ne me semble pas très pertinent.

Plusieurs versions du jeu sont proposées : internationale (que l’on connaît tous), Japonaise (qui ajoute du parallax scrolling supplémentaire), et version arcade (Mega Play), qui propose un challenge nettement supérieur. Les différences US/JP sont minimes, mais la version arcade permet de proposer un challenge supplémentaire aux vétérans qui connaissent le jeu sur le bout des doigts.

Plusieurs modes sont disponibles : original ; “ring keep”, un mode facile qui conserve des anneaux quand on se fait toucher ; et un mode challenge, qui propose soit un time attack avec leaderboards mondiaux sur le premier niveau, ou un score attack sur la version arcade avec une seule vie. Le mode challenge est assez léger, dommage qu’il ne propose pas d’autres niveaux en time attack.

Les options graphiques sont assez complètes :
– mode “pixel perfect”
– affichage “original” : en pixel perfect en hauteur, mais au format 4/3 donc légèrement compacté en largeur, le jeu n’ayant pas une résolution 4/3
– affichage 4/3 prenant toute la hauteur de l’écran, qui peut parfois créer des bugs graphiques lors des scrollings verticaux
– mode “CRT” avec aspect 4/3, scanlines, bloom et courbe de l’écran, qui est très bien fait
– affichage plein écran 16/9

On peut par ailleurs activer les scanlines (lignes horizontales) et le bloom (le mélange des pixels adjacents) dans n’importe quel mode, reproduisant chacun une propriété physique des écrans CRT. Ces effets sont correctement dosés, et permettent de donner une touche d’authenticité à l’expérience.

Toujours côté graphique, on peut choisir une image de fond pour remplir le “vide” autour de l’écran : un artwork inspiré de la jaquette US du jeu, divers motifs abstraits, ou rien du tout.

Au niveau des ajouts, on notera surtout l’apport du “spin dash” de Sonic 2 (se baisser et sauter permet d’accélérer sur place), et du “drop dash” de Sonic Mania (maintenir le bouton saut en l’air permet de fuser en boule lors de l’atterrissage). Ces deux ajouts sont désactivables dans les options, pour ceux qui veulent expérimenter le jeu dans sa forme la plus “pure”.

Dans les ajouts divers, on peut noter l’accès à un manuel, qui est en fait un simple lien vers le site Sega Ages, accessible ici : http://manuals.sega.com/sega-ages/ . C’est dommage de ne pas l’avoir inclus directement dans le jeu, mais c’est mieux que rien, surtout pour ceux qui découvrent le jeu.
On peut également afficher un compteur d’anneaux collectés à la suite, ce qui ne sert pas à grand-chose, excepté pour se faire un challenge personnel.
Il est possible de réassigner les touches, mais sachant qu’elles servent toutes à sauter, c’est au final assez comique.

Il n’y a pas de possibilité de rembobinage, contrairement à la plupart des émulateurs, mais il est possible de sauvegarder sa progression à n’importe quel moment via des “save states”.

On peut choisir le niveau de départ en lançant une partie, ce qui permet de “travailler” un niveau qui nous pose problème, ou au contraire de le sauter complètement. Très pratique, si vous en avez assez de speedrunner Green Hill Zone à chaque essai.

Aucun input lag n’est à déplorer. Aucun ralentissement non plus, excepté ceux déjà présents dans l’original, lorsqu’on se fait toucher alors qu’on a beaucoup d’anneaux, par exemple.

Au final, avec tous ces ajouts et ajustements, cette version SEGA AGES semble plus être proche du portage que de l’émulation. En tout cas, c’est du très bon travail.

Sinon, au niveau du jeu, ben, c’est Sonic. Je ne sais pas trop ce que je peux en dire qui n’aurait pas déjà été dit 10 000 fois.

En bref, une version de Sonic de très bonne qualité, peut-être même sa version ultime, mais vous serez seul juge de la pertinence d’y jouer sur une énième plateforme, ainsi que de la justification du prix par rapport aux ajouts.