Choisir sa machine de rétrogaming

Sommaire

Émuler sur ordinateur

  • Avantages : vous en avez probablement déjà un, et il est peut-être déjà très puissant
  • Inconvénients : ou peut-être qu’il est vieux lent, et peut-être que vous n’aimez pas trop jouer dessus, et il faut passer du temps à tout installer et configurer
  • Bref, tous les avantages et inconvénients classiques des ordinateurs.

Le PC est, objectivement, la meilleure plateforme pour l’émulation, car vous avez accès à tous les émulateurs : beaucoup ne tournant pas sur d’autres plateformes, mais très peu (pour ne pas dire aucun) ne tournent pas sur PC.

N’importe quelle configuration même un peu ancienne ou bas de gamme est capable de faire tourner beaucoup d’émulateurs : les consoles 8 bits (type NES) et 16 bits (type SNES) tournaient déjà sur des Pentium 133 MHz avec 16 Mo de RAM (je l’ai fait à l’époque) ; la Playstation était émulable sur Dreamcast (rappelez-vous de l’affaire Bleemcast) ; et l’architecture simple de la Dreamcast lui permet d’être émulée sur des machines très peu puissantes. Les seules consoles qui nécessitent un matériel un peu plus récent sont la Nintendo 64, la Saturn, certaines bornes d’arcade un peu récentes ou complexes, mais surtout les consoles depuis la génération PS2/Gamecube.

Vous pouvez trouver de nombreux mini ou micro PC qui prendront très peu de place sous la TV, comme les NUC (un format Intel) ou autres, mais le prix n’est pas négligeable (minimum 200€), et de nombreuses marques Chinoises vendent des micro-PC encore moins chers (mais de qualité forcément aléatoire). Une autre solution populaire est de réutiliser des micro-PC de bureautique destinés aux entreprise (Lenovo, HP, Dell, etc), que vous pouvez parfois trouver d’occasion à pas cher, voire gratuitement si vous allez voir le service informatique de votre société et que vous leur demandez gentiment.

Si vous décidez de faire du rétrogaming sur PC, il faudra vous décider entre utiliser des émulateurs “standalones” dédiés à une machine, ou bien Retroarch, qui centralise tout. L’avantage de RetroArch, c’est d’avoir interface unique, certes pas pratique, pour tous les émulateurs ; l’inconvénient, c’est que les émulateurs n’y sont pas forcément dans leur dernière version (particulièrement MAME), et que tous les émulateurs n’ont pas forcément de version Libretro, ou moins performante.

Si vous avez un Mac, vous pouvez booter sur Windows avec Bootcamp, ou utiliser les émulateurs qui ont des versions Mac à travers l’excellentissime OpenEmu.

Il existe également Launchbox, équivalent à Retroarch, mais payant. Je ne l’ai pas testé, mais les utilisateurs en sont généralement contents.

Emulation sur Android

La seconde solution la plus pratique, c’est d’utiliser votre smarphone pour jouer, ou une tablette, ou une box TV de type Xiaomi Mi Box ou NVidia Shield.

Beaucoup de manettes bluetooth sont compatibles avec Android ; vous pouvez en trouver avec un support pour tenir le téléphone, ou trouver des supports qui se clipsent sur des manettes existantes (Xbox notamment), ou des manettes “style Nintendo Switch” comme l’Ipega Red Knight (pas chère mais qualité moyenne) ou la Razer Kishi (bonne qualité mais très chère).

  • RetroArch est la version “legacy” qui tourne sur d’anciens appareils
  • RetroArch Plus est la version plus moderne mais qui nécessite Android 8+
  • Dig est un front-end Android pour Retroarch plutôt pratique
  • Vous pouvez également trouver certains émulateurs “stand-alone”, notamment Redream ou Reicast (Dreamcast), PPSSPP (PSP), Dolphin (Gamecube/Wii), Yaba Sanshiro (Saturn), Citra (3DS), etc. Certains sont payants ou ont une version payante.

Une console rétro avec un Raspberry Pi

Le Raspberry Pi est un nano-ordinateur de la taille d’une carte de crédit et qui coûte à peine 40€. Il suffit d’y ajouter une carte Micro-SD sur laquelle vous avez copié un système, et vous voilà prêt. C’est un matériel avant tout pensé pour l’éducation, les systèmes embarqués comme les stations météo, le “bricolage” comme la robotique, mais son rapport performances/prix, sa petite taille et sa faible consommation l’ont rendu très populaire chez les férus de rétrogaming.

Le Pi peut se trouver en différents modèles : le premier date de 2012, le modèle 4 est sorti en 2019. Chaque version est évidemment plus puissante que la précédente, et introduit souvent de nouvelles fonctionnalités, beaucoup n’étant que peu intéressantes dans le contexte de l’émulation.

Chaque génération se décline également en modèles, qui ont des form factors différents et pensés pour des usages spécifiques.

  • Raspberry Pi 1/2/3/4 Model B/B+ : le plus courant, c’est le modèle au format carte de crédit. Le numéro dénote la version, la version 3 a eu un modèle “B+” légèrement révisé pour des raisons industrielles.
  • Raspberry Pi 400 : un Pi 4 intégré dans un clavier. Pensé dans le même esprit que les ordinateurs pas chers des années 80 dans lesquels l’ordinateur était intégré au clavier : ZX Spectrum, Amstrad CPC, Amiga, Atari ST, etc. Ces ordinateurs avaient souvent des chiffres pour leur version, d’où le “400” qui y fait référence.
  • Raspberry Pi 1/3 Model A+ : une variante pensée pour être moins chère : plus grosse, moins de RAM, moins de connecteurs (pas d’ethernet, un seul USB).
  • Raspberry Pi Zero/Zero W/WH : une variante pensée pour être ultra compacte, au format “paquet de chewing gum”, un peu moins puissante et avec beaucoup moins de connecteurs. Populaire dans les consoles portables “custom” grâce à sa très faible consommation. La variante W dénote “wireless” (avec bluetooth), et la variante “H” dénote un modèle avec les picots GPIO déjà soudés (sinon il n’y a que les trous).
  • Compute Module 3/4 : une variante qui n’est pas un ordinateur autonome (pas de prise de courant, pas de port Micro SD, etc), mais s’intègre à un système existant. Plutôt destiné à l’industrie.

Si vous souhaitez acheter un Pi, sachez que des boutiques partenaires officiels de la fondation Raspberry existent, et vendent le matériel à des prix très proches de ce que l’on trouve sur Amazon ; la liste est trouvable lorsque vous cliquez sur “buy” sur le site officiel. La boutique la plus populaire en France est Kubii, partenaire officiel de Recalbox également.

Méfiez-vous des “packs de démarrage” qui incluent un Pi, une Micro SD, un chargeur, et parfois une manette : les prix sont souvent tirés vers le haut. Vous avez peut-être déjà une carte SD qui traîne (une 16Go suffit), n’importe quel chargeur de téléphone récent fait l’affaire, une manette de console récente fonctionne très bien, et un boîtier est facultatif, ou se trouve à pas cher.

Vous pouvez également trouver des boîtiers sympathiques en forme de consoles rétro ; les plus connus (et de meilleure qualité) sont ceux fabriqués par Retroflag.

Pour installer Retropie ou Recalbox, rien de plus simple : insérez votre carte SD dans votre ordinateur, téléchargez Raspberry Pi Imager, choisissez Retropie ou Recalbox, et validez.

Pour copier vos jeux, je vous conseille d’utiliser une clé USB, c’est beaucoup plus pratique. Lancez votre Retropie/Recalbox, branchez la clé, attendez quelques instants (le système crée une arborescence de répertoires), branchez la clé sur votre ordinateur, copiez les roms dans les bons répertoires, remettez la clé sur le Pi, et redémarrez la box. Copier les fichiers directement sur la carte SD est aussi possible, mais cela demande de passer par le réseau (très lent), et en cas de problème avec votre box, vous risquez de tous les perdre.

Une console rétro avec un Odroid

Hardkernel fabrique des nano-PC similaires aux Raspberry Pi, souvent plus puissants mais souvent plus chers, et avec une communauté moins étendue. Recalbox et Retropie tournent tous les deux dessus.

Ils fabriquent également une console portable (Odroid Go) de qualité très honnête basée sur leur plateforme (voir plus bas).

Une borne d’arcade à la maison

Une solution populaire chez les amateurs d’arcade est d’avoir sa propre borne ou son propre bartop chez soi.

Si cela vous intéresse, vous avez deux possibilités : en acheter une toute prête (que vous pouvez ensuite personnaliser si le cœur vous en dit), ou la fabriquer vous-même. La seconde solution n’est pas moins onéreuse que la première si vous n’avez pas déjà tout le matériel nécessaire. Vous pouvez également faire un entre-deux, et acheter des éléments tous prêts que vous assemblez vous-même.

Afin de prendre moins de place, il est également possible d’intégrer un Pi dans un stick arcade. De la même manière que pour les bornes, vous pouvez l’acheter ou le fabriquer, ce qui est bien plus accessible qu’une borne entière, mais nécessite toujours des outils et un atelier. Si vous êtes motivés pour bricoler, en cherchant un peu, vous pourrez trouver de nombreuses idées de sticks originaux, comme ce stick fabriqué avec des produits Ikea.

Dans les deux cas, l’aspect le plus important d’une borne ou d’un stick arcade custom est la qualité du stick et des boutons. Les marques les plus connues sont Sanwa et Semitsu, qui sont chères mais dont la qualité n’est plus à démontrer ; pour un usage ponctuel, une marque quelconque fera sans doute l’affaire.

  • Arcade1Up fabrique des bornes au format 3/4 (les trois quart de la taille originale, soit environ 1.20m de haut) avec entre 1 et 5 jeux sous licence officielle, et qui reproduisent les styles des bornes originelles, pour des prix entre 250 et 400$.
  • My Arcade vend des “mini” et des “micro” bornes (entre 15 et 25cm de haut) avec des jeux sous licence officielle, pour des prix allant de 35 à 100€. La qualité est à la hauteur du prix, c’est à dire pas très élevé.
  • Numskull fabrique des bornes au quart (45cm de haut environ) avec une attention particulière à la fidélité de reproduction des originales (forme de la borne, déco sur les côtés, orientation de l’écran, type et position des contrôles…), mais du coup avec un seul jeu à chaque fois, pour environ 150 à 200€.
  • AtGames, spécialiste des mini-consoles de qualité médiocre dans le meilleur des cas, vend une borne “pleine taille” (1,7m environ) avec 300 jeux inclus, mais surtout un control panel très complet avec deux sticks et jeux de boutons, deux spinners, et un trackball. Au vu du passif de la société, je doute que la qualité soit au rendez-vous.
  • Arcademy vend des kits “bartop” à compléter soi-même (sans écran ni ordinateur) ou tous prêts (avec écran et Pi) de différentes tailles et styles, ainsi que de nombreuses pièces détachées (sticks, boutons, etc).
  • SmallCab vend des kits bartop ou borne entière mais vides, ainsi que toutes les pièces détachées nécessaires.
  • Starcab et Jammastar sont un peu plus orientés vers les passionnés, et vendent uniquement des pièces détachées, et parfois des PCB originaux.

Les mini-consoles et autres machines officielles

Suite au succès de la NES Mini, divers constructeurs se sont engouffrés dans la brèche des mini-machines rétro, avec plus ou moins de succès. Etant toutes basées sur des architectures “off the shelves” (avec des produits accessibles au grand public), elles sont à peu près toutes été hackées pour que l’on puisse y intégrer d’autres jeux, voire d’autres émulateurs, du moins lorsque la qualité du matériel vaut le coup d’être réutilisé.

Consoles de salon

  • Atari 2600 : AtGames vend diverses versions de l’Atari Flashback, qui émule des centaines de jeux Atari 2600. Les jeux ont à peu près tous mal vieilli, et la qualité du matériel est mauvaise : à oublier.
  • Game Gear : pour les 30 ans de la console, Sega sort une Game Gear Micro, absolument minuscule, injouable, avec seulement 4 jeux, et chère. De toute façon c’est un produit en édition limité qui ne sort qu’au Japon.
  • Intellivision : la marque a été rachetée par une société qui crée une nouvelle console inspirée de l’ancienne. Ce n’est pas à proprement parler une console rétro, mais c’est un concept intéressant et assez similaire.
  • Mega Drive : pour les 30 ans de la console, Sega arrête son partenariat avec le médiocre AtGames et sort enfin une machine rétro qui fait honneur à son héritage.
  • NES : Nintendo ne fabrique plus la NES Mini, la console qui a lancé la mode actuelle. Elle est facilement hackable pour y ajouter des jeux ou des émulateurs.
  • PC Engine : Konami, les propriétaires actuelles des droits de NEC, fabrique une PC Engine Mini avec une très bonne qualité et une très bonne sélection de jeux.
  • Playstation : Sony s’engouffre dans la brèche avec la Playstation Classic. Chère, avec une émulation très mauvaise et une sélection de jeux douteuse, c’est un échec lamentable. En revanche, il est possible de la hacker pour y ajouter des jeux ou des émulateurs.
  • SNES : Nintendo ne fabrique plus la SNES Mini, mais si vous en trouvez une pas trop chère, sachez qu’elle est facilement hackable pour y ajouter des jeux ou des émulateurs.

L’Evercade est une console portable à cartouche qui propose diverses compilations sous licences de jeux provenant de plusieurs systèmes. La qualité est très honnête, mais les sélections de jeux sont aléatoires, avec un mélange de classiques réutilisés jusqu’à l’os (Atari, Namco, Data East…) et au contraire de machines et éditeurs un peu oubliés (la Lynx, Interplay, Piko, Codemasters époque 8 bits…). Quelques cartouches proposent également des jeux indépendants, dont certains sont de très bonne qualité.

Arcade

  • Capcom arcade : Capcom vend un stick deux joueurs équipé Sanwa, le Home Arcade, avec seulement 16 jeux (mais des bons), et une très bonne qualité. En revanche, le design en forme de logo laisse perplexe.
  • Sega : pour les 60 ans de la firme, Sega sort l’Astro City Mini, du nom de leur gamme de bornes multi-jeux, avec 36 jeux inclus depuis Flicky (1984) jusqu’à Virtua Fighter (1993), mais n’ayant qu’un stick et 6 boutons, il manque malheureusement bon nombre de classiques utilisant des sticks analogiques (comme After Burner) ou des volants (comme OutRun ou Virtua Racing).
  • SNK NeoGeo : la NeoGeo Mini est une mini borne intégrant 40 jeux pour une petite centaine d’euros, avec la possibilité de jouer sur la TV et d’y brancher des manettes (officielles). Modifiable pour y intégrer des émulateurs d’autres consoles, mais le nombre de boutons limité (4) restreint forcément les possibilités.
  • SNK NeoGeo : le NeoGeo Arcade Stick Pro est un stick dans la veine du Capcom Home Arcade, mais un seul joueur, et ne contient que des jeux de baston. En revanche, il est très modulable, et peut servir de contrôleur normal sur PC ou console, ou sur un autre Arcade Stick Pro pour jouer à deux.

Micro ordinateurs

  • Commodore 64 : Retrogames vend deux versions du Commodore 64, un “mini” et un “pleine taille” avec un clavier fonctionnel. Les 64 jeux inclus sont de qualité très aléatoire, et il manque la plupart des indispensables, qui peuvent probablement être rajoutés avec un hack (je n’ai pas vérifié).
  • MZ-80 : reproduction d’un micro-ordinateur des années 80 produit par Sharp, en Japonais uniquement, assez confidentiel.
  • PC-8001 : ordinateur très populaire au Japon, fabriqué par NEC dans les années 80, une reproduction au quart est vendue avec pas mal d’idées intéressantes, mais en Japonais uniquement bien sûr.
  • ZX Spectrum : diverses sociétés se sont essayées à recréer la machine anglaise mythique : ZX Spectrum Vega et Vega+ qui ont échoué tellement violemment que les droits leur ont été retirés par la marque, et Recreated ZX Spectrum qui n’est qu’un contrôleur bluetooth pour smartphone. Rien de concluant.

Les portables de rétrogaming

Vous pouvez trouver de nombreuses consoles portables dédiées à l’émulation, de qualité très variable. Notez que les machines vendues avec des centaines voire des milliers de jeux ne sont techniquement pas illégales : les lois sur le copyright en Chine sont différentes, et les sociétés ont le droit de vendre ces jeux pré-installés, c’est à vous d’avoir les originaux.

A noter que beaucoup de consoles (notamment les Anbernic RG350) sont basées sur la GCW Zero : une plateforme de consoles portables open source, et donc utilisable par n’importe qui. C’est la raison pour laquelle vous trouverez beaucoup de consoles qui se ressemblent chez divers constructeurs.

Il existe une énorme liste de centaines de machines de ce types qui liste les modèles, les marques, l’OS, les performances, les systèmes émulés, et tous les détails techniques. Il existe également un forum spécialisé dans les consoles qui tournent sous Android ou Linux.

  • 8BCraft vend des consoles portables basées sur des Raspberry Pi, qui ont donc tous leurs avantages (support, personnalisation, puissance, stabilité) et leurs inconvénients (il va falloir bidouiller).
  • Anbernic vend de nombreux modèles très populaires, notamment les RG350 et RG351 en déclinaisons P et M. RG pour Retro Games, 35 pour la taille d’écran (3.5″), 0 ou 1 pour le type de processeur (1 = plus puissant), P ou M pour la matière (Plastic/Metal).
  • BittBoy vend diverses consoles nommées PocketGo, ainsi qu’un clone de Game Boy Advance qui lit les cartouches GBA en plus d’avoir des émulateurs d’autres systèmes.
  • ClockworkPi vend la GameShell, une console portable custom basée sur Arduino (un concurrent de Raspberry), plutôt dédiée aux passionnés qui veulent aussi coder ou jouer à des jeux petits indépendants sous Linux. Ils font aussi le DevTerm, un ordinateur de bureau compact dans le style des anciens ordinateurs 8 bits, pensé pour coder et bricoler.
  • DIGIretro vend la RetroBoy, compatible avec les cartouches GBA en plus d’émuler quelques autres systèmes.
  • GPD fabrique des ordinateurs ridiculement petits, dont le GPD Win 2 pensé pour le jeu, et la GPD XD+, tournant sous Android. Généralement très chers, mais le rapport puissance/taille est impressionnant.
  • Retroflag vend des boîtiers “console rétro” pour Pi, mais aussi la GPi Case, un boîtier pour Pi Zero en forme de Game Boy, qui permet donc de profiter de toute la puissance du Pi Zero (jusqu’à la PS1) et de Recalbox/Retropie.
  • Retroid vend deux consoles portables tournant sur Android (Retroid Pocket 1 & 2), avec une qualité plutôt correcte.

Les machines d’émulation non officielles

Ces machines peuvent lire les supports originaux, mais ne sont pas soutenues officiellement.

Analogue est le plus connu, et fabrique des machines qui émulent la NES, la SNES, la Mega Drive, la PC Engine et la Game Boy, compatibles avec les cartouches et pads originaux, et donc plutôt réservées à ceux qui souhaitent jouer à leurs jeux originaux sur une TV HD sans passer par un convertisseur.

Hyperkin vend des consoles qui peuvent lire les cartouches originales, mais la qualité est médiocre et ils utilisent des logiciels sans en avoir le droit.

Polymega est un nouveau venu qui propose une console modulaire, avec une base sur laquelle viennent se brancher des modules qui permettent de lire diverses cartouches et d’y brancher des pads originaux. Basée sur une architecture PC classique, elle permet d’émuler beaucoup de systèmes jusqu’à la Saturn, à condition de posséder les jeux originaux. La console permet également de copier les jeux sur la console, et d’en acheter certains en ligne.

Retro-bit vend des consoles qui peuvent lire les cartouches originales, mais la qualité est médiocre et ils utilisent des logiciels sans en avoir le droit.


Enfin, il existe également le MiSTer, une plateforme open source basé sur un processeur FPGA (un processeur programmable), que vous pouvez monter vous-même si vous achetez les pièces détachées (et que vous êtes très motivés) ou tout prêt si vous arrivez à le trouver.