Mon installation d’émulation

Sommaire

J’utilise trois machines pour jouer aux jeux rétro : mon ordinateur (un MacBook Pro de 2013 en double boot Windows/Mac OS), un Pi 400, et mon smartphone de temps en temps.

Mes manettes

  • 8bitdo M30, en forme de pad Mega Drive ou Saturn : bonne croix, beaucoup de boutons dont 6 en façade.
  • 8bitdo Arcade Stick : très bon rapport qualité/prix pour un stick correct, et sans fil.
  • Pad Xbox One : mon pad « par défaut » quand le pad M30 ne convient pas, je le trouve très bien aussi pour l’émulation.
  • Ipega PG-9087S Red Knight : une manette smartphone « style Switch » de qualité très médiocre, mais qui convient très bien pour l’usage occasionnel que j’en ai.

J’ai aussi une 8bitdo N30 Pro et une 8bitdo SN30, mais leur qualité est vraiment trop médiocre.

Sur Raspberry Pi

C’est ce qui est le plus « plug and play » : il demande peu de matériel, on l’installe en 15mn, et on peut l’utiliser immédiatement ; c’est la machine que j’utilise « par défaut » pour émuler jusqu’à la Playstation.

  • Raspberry Pi 400 ; un Pi 4 marche très bien, mais pour émuler les ordinateurs, avoir un petit clavier intégré et compact est très pratique. Il lui manque surtout un pavé numérique (pour les vieux RPG PC), mais il en existe des USB pour 10-15€.
  • Un écran portable ultra-fin ; j’ai un MSI Optix MAG 161V, le meilleur rapport qualité/prix que j’aie trouvé (moins de 200€), mais il en existe des tas de modèles.
  • Une batterie externe parce que je n’ai pas envie d’avoir des câbles partout, mais ça marche très bien si vous le branchez au secteur. Les écrans ultra-portables consomment très peu, le Pi aussi, une bonne batterie externe (20 000mAh avec deux ports USB) peut durer plusieurs heures.
  • Retropie, mais ça marche très bien avec Recalbox ; j’aime bien l’aspect « bidouille » de Retropie qui me permet d’installer des logiciels supplémentaires.
  • Des roms sur une clé USB de 64Go, parce que c’est infiniment plus pratique et modulable, aussi bien pour copier les roms que pour récupérer mes captures.

Sur Windows

Enregistrer des vidéos de jeux Playstation sur un Pi est très compliqué (ça rame), l’émulation N64 et Dreamcast est assez mauvaise, et il est impossible d’émuler des jeux arcade en 3D : je me suis donc résolu à utiliser Windows (installé avec BootCamp sur mon MacBook).

Il existe plusieurs logiciels multi-émulateurs, mais aucun ne m’a vraiment convaincu :

  • RetroArch, mais l’interface est vraiment horrible sur PC, et les cores ne fonctionnent pas toujours très bien : j’ai assez vite abandonné pour basculer sur les émulateurs individuels.
  • BizHawk, qui utilise les core Libretro (comme RetroArch) mais avec une interface un peu plus saine d’esprit (ou du moins dans la « logique Windows »), et plein d’outils pour les « power users » et les speedrunners (comme des scripts).
  • MAME, qui émule très bien la plupart des consoles, mais nécessite de télécharger des versions précises des roms.
  • Higan, très puissant mais absolument atroce à utiliser.
  • Ares, une très bonne solution si vous n’avez pas besoin d’autre chose que des machines qu’il émule.
  • Mednafen, mais il s’utilise en ligne de commandes, et je n’ai pas trouvé de frontend (j’ai probablement mal cherché).

Voici les émulateurs que j’utilise après en avoir testé plusieurs, ceux qui m’ont paru les plus complets en restant simples à utiliser (le plus important à mes yeux), et qui tournent correctement sur ma vieillissante machine.

Consoles

Ordinateurs

Arcade

Pour l’arcade, j’utilise principalement MAME malgré son interface parfois un peu pénible ; en particulier, je déteste qu’il supprime le mapping des touches si j’oublie de connecter mon stick avant de lancer l’émulateur. C’est toutefois l’émulateur le plus complet, avec le plus de systèmes émulés, et sur un PC il est suffisamment rapide.

Allez voir Emulation General Wiki pour une liste complète de tous les émulateurs de tous les systèmes.

Sur MacOS

Il m’arrive ponctuellement de jouer sous MacOS (étant donné que mon ordinateur est un MacBook), et pour ça il existe l’excellent OpenEmu. C’est un frontend qui intègre des cores Libretro, mais n’existe que sous Mac, avec une logique d’interface Mac qui parlera tout de suite aux utilisateurs des produits Apple : il suffit de glisser-déposer les roms, tout est détecté tout seul. C’est cependant un peu limité en fonctionnalités, assez rarement mis à jour, et les systèmes émulés sont relativement restreints.

Sur Android

J’utilise Dig comme interface qui pilote RetroArch en arrière-plan. Dig est gratuit (avec quelques fonctionnalités payantes), a de nombreux thèmes, et une interface très correcte, c’est parfait pour l’usage que j’en ai.

J’ai mis mes roms sur ma carte SD, ce qui me permet de les copier facilement depuis mon PC.

Edition de vidéos

Vous l’avez vu sur mon odyssée rétro, j’enregistre parfois mes sessions de jeu.

Sur mon Pi sous Retropie, j’ai dû beaucoup bidouiller pour permettre l’enregistrement de vidéos ; Recalbox l’a déjà inclus par défaut (mais je n’aime pas la manière dont ça marche). J’ai configuré pour que ça s’enregistre dans un sous-dossiers des roms sur ma clé USB, comme ça j’ai juste à brancher la clé sur mon ordinateur pour les récupérer.

Sur Windows, j’utilise la Xbox Game Bar : Win+G pour afficher toutes les options, ou Win+Alt+R pour enregistrer. C’est ce qui est le plus simple et marche le mieux, ça fait des fichiers MP4 dans le dossier utilisateur\Vidéos\Captures.

Pour découper le fichier produit, rien de plus simple que AviDemux, gratuit, open source, qui fonctionne sur Windows, Mac et Linux, et que je configure comme suit :

  • Sortie vidéo : Mpeg4 AVC (x264)
  • Sortie audio : AAC (lav)
  • Format de sortie : MP4 Muxer

Ensuite, dans le menu « filtres » dans la partie « sortie vidéo », je vais utiliser les filtres « Crop » si nécessaire (par exemple s’il y a une grande zone noire inutile), puis « swsResize » pour forcer le redimensionnement en ratio 4:3 (j’utilise la résolution 640×480).

Pour sélectionner la partie à exporter, dans la barre sous l’image, je choisis le début, je clique sur « mettre le marqueur A », je vais à la fin, je clique sur « mettre le marqueur B », puis j’enregistre.

Attention, si vous voulez poster vos vidéos sur Twitter, sachez que les fichiers de plus de 2 minutes seront refusés.

Si je veux faire des montages plus complexes (avec fondu par exemple), j’utilise OpenShot, mais soyons honnêtes, ce n’est pas terrible, et je préfère éviter d’avoir à le faire. Avidemux est capable de mettre plusieurs fichiers bout à bout (fichier > ajouter) mais pas de régler les transitions.