Transistor

Transistor est un action-RPG par les créateurs de l’excellent Bastion, et tout à fait dans la même veine : avec un gameplay très correct mais pas révolutionnaire, et dont la majorité de l’intérêt se situe dans la narration et l’ambiance.

Le gameplay, donc, est à mi-chemin entre le hack & slash et le RPG au tour par tour. On a une jauge qui, une fois remplie, permet de mettre le temps en pause, de planifier des actions qui vident cette jauge (déplacement, attaques), les exécuter, puis attendre en courant partout que cette jauge se remplisse pour pouvoir attaquer de nouveau.

Les capacités sont relativement nombreuses, et se débloquent en progressant dans l’histoire ou en augmentant de niveau. Ce qui est intéressant, c’est que chaque capacité a trois usages : capacité active (attaque), support (modificateur d’attaque), ou passif (toujours activé). Cela permet, avec la seule vingtaine de capacité du jeu, de se construire un “build” très personnalisé et adapté à son style de jeu. On rencontre régulièrement (quasiment après chaque combat) des points de sauvegarde, qui permettent de modifier totalement ses capacités, pour pouvoir tester différentes combinaisons. C’est un très bon point.

Ce qui fait le gros point fort de Transistor, c’est son ambiance, tout aussi excellente que Bastion. Comme dans ce dernier, l’histoire raconte la chute d’un monde et la lutte contre sa transformation, mais qui semble inéluctable cette fois-ci. La voix du Transistor, suave et douce, nous berce de mélancolie, et nous raconte des bribes d’histoire, que l’on devra reconstruire nous-même, nous laissant plein d’interrogations.
Les musiques sont toujours excellentes et variées avec plein de styles différents, et les graphismes sont très détaillés, et parfois même magnifiques. Le tout contribue à créer une ambiance très forte, qui vous emportera facilement, si vous vous laissez faire.

Au chapitre des défauts, on pourra cependant noter les déplacements un peu lents, qui sont parfois un peu pénibles, des boss pas trop mauvais mais pas extraordinaires, et des temps de chargement parfois un peu longs (sur Switch).
En revanche, la difficulté est bien dosée, avec une possibilité de la personnaliser.
Le jeu n’est pas très long (entre 5 et 10h), mais un New Game+ permet de recommencer en mode difficile.

Bref, un très bon jeu, mais auquel il faut surtout jouer pour son histoire et sa narration.