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Anodyne

Anodyne est un Zelda-like dans le style Game Boy Color.

Le concept du jeu est plus que fortement inspiré de Zelda : vous allez explorer un monde verrouillé par des portes et autres obstacles, affronter des monstres, explorer des donjons avec moult clés et interrupteurs, et éliminer des boss.
En revanche, et contrairement à Zelda, on va trouver très peu d’objets qui permettront d’acquérir des capacités pour progresser, et plutôt devoir trouver des “cartes” : quand on en aura assez, certaines portes s’ouvrent. C’est très “mécanique”, pas très excitant, et pas très logique.

Le gameplay est assez simple, avec seulement deux boutons utilisés, attaquer et sauter, et une seule arme. On regrettera des hitbox très approximatives, ce qui n’est en général pas très gênant, sauf pour certains passages de plateforme qui en deviennent extrêmement pénibles, ainsi que certains boss, notamment le dernier. Heureusement, Anodyne n’est pas très difficile, les morts ne sont pas punitives, et les checkpoints sont nombreux.

Les environnements sont assez varié, même s’ils sont souvent dans des teintes un peu ternes. La carte du monde est plus typé “labyrinthe” que “Zelda”, avec beaucoup d’écrans qui se ressemblent, et la carte ne nous aidera malheureusement pas beaucoup. Il est heureusement possible de se téléporter un peu partout, ce qui est bien pratique sur la fin du jeu, lorsque l’on devra repasser dans chaque donjon.
Les donjons sont plutôt sympas au début mais un peu pénibles sur la fin, immenses et, eux aussi, assez labyrinthiques : il arrive que l’on récupère une clé à un bout du donjon pour ouvrir une porte à l’autre bout. C’est le classique combo clé/interrupteur/porte/boss, mais on notera avec bonheur que les puzzles sont nombreux, variés, souvent intéressants, et souvent propres aux donjons. En revanche, il peut arriver qu’on se retrouve bloqué par le level design ; rappelez-vous qu’il existe une option pour retourner à l’entrée du donjon.

Anodyne a une histoire qui semble banale au début, mais deviendra de plus en plus glauque, malsaine et parfois psychédélique au fur et à mesure de la progression. Il y a probablement une seconde lecture (ou même une troisième), mais je n’ai pas trop compris laquelle, alors que j’adore me tricoter des théories sur les scénarios. L’écriture est bonne, avec de l’humour caustique, et des personnages souvent surprenants.

Techniquement, ce n’est pas spécialement moche, mais l’affichage en résolution Game Boy sans rien autour est assez bizarre, et surtout, ça rame régulièrement comme pas permis (sur Switch en portable). C’est totalement honteux pour un jeu aussi basique techniquement, et qui pourrait tourner sur console 16 bits.

Bref, un Zelda-like compétent, mais assez étrange.

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