Cat Quest

Au milieu des années 80, en réaction à la complexité des RPG occidentaux comme Wizardry ou Ultima, inspirés par Donjons & Dragons, se développe au Japon une vague de RPG simplifiés orientés action : Tower of Druaga, Dragon Slayer, Hydlide, Zelda, ou encore Ys.

Cat Quest s’inscrit dans cette lignée, en proposant un jeu très facile d’accès. Oubliez les fiches de personnages avec de nombreuses statistiques, les contrôles complexes, la gestion de l’inventaire, les quêtes longues et tortueuses, etc. Tout est fait pour simplifier l’expérience, diminuer les prises de tête, rendre le jeu parfaitement adapté à une petite partie de 5mn pour décompresser : les contrôles sont rapides à prendre en main, les ennemis signalent leurs attaques parfois plusieurs secondes à l’avance, les ennemis et zones de trop haut niveau sont clairement signalés, les quêtes sont fléchées pour qu’on ne se perde jamais, les donjons font un seul étage et n’ont pas de piège, de labyrinthe ni de puzzle, la vie remonte toute seule, les statistiques sont peu nombreuses, le gain de niveaux est automatique, l’inventaire est trié pour indiquer le “meilleur” équipement (bien qu’ils aient chacun leurs forces et faiblesses)… Même la quête principale est simplifiée à l’extrême, se contenant de nous faire affronter quelques boss, et on doit gagner des niveaux en faisant des quêtes secondaires.

C’est très simple, voire un peu basique pour les standards actuels du RPG, mais ça fait beaucoup de bien de pouvoir vivre une aventure typée RPG sans avoir à mémoriser des tonnes de choses, à gérer des inventaires chargés, à réfléchir à la composition de notre équipe, ni à jongler entre vingt quêtes en même temps. La progression, très mécanique, qui demande de grinder de nombreuses missions secondaires toutes un peu identiques jusqu’à atteindre au moins le niveau 50 pour pouvoir battre le boss final, est en réalité très agréable, et permet de bien déconnecter et décompresser après une journée stressante, d’autant plus que le levelling est très rapide, et que le jeu n’est pas très difficile. Les histoires des quêtes, souvent drôles, parfois touchantes, toujours bien écrites, avec des jeux de mots partout et qui ne se prennent jamais au sérieux, aident bien à réduire le sentiment de répétition. Le jeu se termine de toute façon très rapidement : j’ai mis entre 5 et 6h pour le finir en grindant un peu avec plaisir, mais il doit pouvoir se terminer en 4h si on va vite, peut-être en 10h si on veut finir le donjon niveau 200.

Cat Quest est un RPG/action à l’ancienne : pas compliqué, pas prise de tête, et très plaisant, parfait pour passer quelques heures agréables à petit prix.