Dadish

Dadish est un platformer super mignon, mais aussi super classique : double saut, plateformes qui bougent, blocs qui tombent, pics, clés, interrupteurs, caisses à pousser, étoiles facultatives à récupérer, tous les poncifs du genre y passent. Mais ce gameplay très classique permet au jeu d’être très bien fait, avec des sauts précis et sans aucune inertie, et des hitboxes assez généreuses. Le level design est également correct sans casser des briques ; en revanche, les boss sont trop basiques : ils se contentent de se déplacer de gauche à droite, et on doit activer des interrupteurs au bon moment pour les toucher. La difficulté est bien dosée : très (trop) facile au début, elle monte progressivement jusqu’à être assez relevée, même si on reste loin de Celeste ; les vies infinies avec redémarrage immédiat du niveau permettent de ne jamais être frustré.

Ce qui fait l’intérêt de Dadish, c’est son aspect extrêmement mignon : c’est très coloré, il y a beaucoup d’humour, les enfants (qu’on récupère à la fin des niveaux) sortent des vannes qui font toujours mouche ; c’est un très gros plus par rapport au gameplay basique, et soyons honnêtes, sans ça, le jeu n’aurait que très peu d’intérêt, il faut donc être sensible à ce genre de jeu un peu décalé.

Techniquement ce n’est pas toujours glorieux : il y a des ralentissements assez réguliers, particulièrement pendant les effets de “screenshake”, qui sont parfois un peu gênant.

Enfin, Dadish est très court : 5 mondes, 10 niveaux chacun, à peine 2 heures pour le terminer sans chercher toutes les étoiles ; mais pour un prix très réduit.

Dadish est platformer très classique, sans rien d’original à part son côté mignon et drôle ; mais il est aussi très compétent… et vraiment très mignon.