Celeste

Celeste est un jeu de pur die & retry.

Dans le genre, il est très bon : les graphismes sont mignons, la musique est très bonne, l’histoire est sympathique, la maniabilité est extrêmement précise, la difficulté est progressive, le level design est globalement très bon, les niveaux introduisent des concepts intéressants et variés qui sont tournés dans tous les sens avant d’être remplacés par d’autres, il y a des secrets partout, et des secrets dans les secrets : il mérite largement sa réputation.

Celeste est divisé en 4 difficultés : les niveaux “de base” vous permettent simplement d’arriver à la fin du jeu, ils ont une difficulté relativement élevée mais très progressive, et sont parfaitement faisables sans être un dieu du pad. Dans les niveaux de base sont cachées des fraises, qui sont de simples collectibles qui présentent un challenge parfois très facile, parfois sensiblement plus relevé. Vous pouvez aussi débloquer des “Faces B”, qui utilisent les mécanismes des niveaux de base mais ont une difficulté largement plus relevée. Enfin, vous pouvez débloquer des “Faces C”, qui demandent de maîtriser des techniques avancées pas toujours expliquées dans le jeu.

Les niveaux “de base” se concentrent en large majorité sur tester les capacités du joueur à appuyer sur le bon bouton au bon moment. Le chemin pour avancer est relativement “évident”, vous n’aurez que rarement besoin de réfléchir à “comment faire pour passer”, mais plutôt “quel est le bon timing de saut pour passer”. En cela, se contenter de terminer le jeu est relativement facile, et franchement à la limite de l’ennuyeux : les passages les plus difficiles ont plutôt tendance à faire lever les yeux au ciel parce qu’on n’a pas appuyé à la bonne milliseconde, que s’énerver contre le jeu.

En revanche, les objectifs secondaires (fraises et Faces B) sont nettement plus intéressants, et demandent souvent, en plus d’avoir des timings très précis, de réfléchir un minimum. On va passer parfois 10mn sur un tableau de face B en cherchant l’enchaînement nécessaire pour arriver au bout, puis encore 10mn à essayer de l’exécuter une fois qu’il est compris. C’est là que, à mon sens, se trouve tout l’intérêt du jeu.

La force de Celeste réside également dans sa capacité à ne pas énerver le joueur, malgré les centaines voire les milliers de morts. La maniabilité est d’une précision sans faille, et on ne peut simplement pas s’énerver contre cet aspect du jeu. Redémarrer un tableau se fait en une seconde, et les plateformes mouvantes reprennent immédiatement leur position, ce qui permet d’enchaîner les essais sans aucun temps mort. Il existe un “mode assistance” qui permet d’adapter le jeu à ses envies et ses capacités, jusqu’à avoir des double sauts infinis ou ne pas mourir en sautant sur les pics, ce qui le rend accessible réellement à tous.

Bref, un excellent platformer hardcore.