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Evoland Legendary Edition

Evoland Legendary Edition est une compilation de deux RPG venant des smartphones.

Evoland

Evoland est un jeu d’aventure/action/RPG avec un concept original, car il cherche à retracer et reproduire l’évolution de ce type de jeu au fil du temps.

On commence donc en graphismes noir & blanc typés Game Boy, puis on débloque progressivement des éléments de gameplay (les déplacements sur 8 directions, les points de sauvegarde…) et technique : graphismes 8 bits, puis 16 bits, puis 3D, etc.
Le style de jeu va aussi changer régulièrement, et on va successivement jouer à un Zelda-like, un Final Fantasy-like, un Diablo-like, et quelques autres.

L’idée est bonne et originale, mais la réalisation pèche sérieusement. La plupart des modes de jeu sont assez moyens, à peine survolés, et ceux qui sont le plus sympas sont aussi ceux qui durent le moins longtemps. Les contrôles et les hitbox du mode “action 3D” sont assez mauvais, et malheureusement c’est le mode le plus long. Il y a quelques puzzles intéressants, mais globalement c’est un jeu très “gadget”.

L’histoire est quasiment inexistante, et les textes, bourrés de fautes grossières, font des tentatives d’humour qui tombent à plat, avec beaucoup trop de références convenues du type “moi aussi je connais ça”. Un clin d’oeil de temps à autre c’est sympathique, des références réellement exploitées ça peut être drôle, mais balancer 10 références à la minutes sans rien en faire, ça finit par être lourd.

Le jeu est extrêmement court et se termine en 2h, ce qui est plutôt une bonne chose pour qu’il ne devienne pas trop répétitif.

Les graphismes oscillent entre le correct et le sacrément moche, et les musiques sont souvent agaçantes.

Bref, un jeu gadget, avec un concept au potentiel mal exploité, qui a été d’ailleurs largement amélioré dans le second épisode.

Evoland 2

Evoland 2 est l’aboutissement du concept initié dans le premier épisode. C’est donc un jeu qui joue encore avec différents styles de jeux, tant au niveau de la technique que du gameplay, mais qui est bien mieux réalisé de manière générale.

En premier lieu, cette suite ne cherche plus à osciller entre différents genres, et se concentre sur un seule type, de manière plus cohérente : l’action/RPG à la Secret of Mana. On va donc se déplacer en vue de dessus, mettre des coups d’épée, utiliser parfois des pouvoirs, et gagner un peu d’expérience. Les combats sont basiques mais relativement efficaces, même si ça donne souvent envie de rejouer à Secret of Mana. Il y a quelques puzzles plutôt sympathiques, le level design est correct, et une fois complètement débloqué, le monde est vraiment grand et bourré de zones à explorer et de secrets à découvrir.

Evoland 2 continue à explorer différents styles de gameplay, mais cette fois sans trop s’y attarder : on va donc avoir des copies de Street Fighter, Candy Crush, Bomberman, Double Dragon, et beaucoup d’autres. Ce sont souvent des “copies clin d’oeil” qui n’apportent pas grand-chose, et leur qualité oscille entre l’assez moyen et le plutôt sympa, mais au moins il y a de la variété, et on ne s’ennuie jamais ; et au pire, les passages ne durent jamais bien longtemps.

Pour justifier les différents styles graphiques, Evoland 2 s’appuie sur une histoire de voyage dans le temps, qui est d’ailleurs plutôt intéressante et bien écrite. Le début est un peu générique, avec un gamin amnésique, mais progressivement l’histoire se développe, avec un mélange de clichés et de surprises réellement inattendues. Le jeu est bourré d’humour, et certains dialogues sont franchement drôles, avec des textes parfois très politiques.

Graphiquement, c’est plutôt joli, avec des environnements variés, même si le mode 3D a encore un peu un côté “jeu mobile générique”, notamment au niveau des animations. Il est surtout dommage que les différents modes ne soient pas mieux définis et différenciés : le premier mode se veut “8 bits” mais a beaucoup trop de couleurs affichées, et le second est à mi-chemin entre 16 et 32 bits.
Les musiques oscillent entre le correct et l’agaçant, mais dans l’ensemble, ça va.

On pourra regretter quelques bugs sur les entournures, dont certains bloquants, rares heureusement.

Le jeu est assez court pour un RPG mais assez long pour un “petit jeu indé”, et se termine en une douzaine d’heures sans chercher le 100%.

Bref, un RPG au concept un peu original, et bien mieux réalisé que son aîné.

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