Rock Boshers DX: Director’s Cut

Rock Boshers est un jeu rétro mélangeant twin stick shooter et labyrinthes, à l’ancienne, comme Berzerk ou Gauntlet.

Le jeu propose une série de niveaux sur un écran unique sans scrolling, qui vous noient sous des vagues infinies d’ennemis, avec des puzzles à base de blocs à détruire, de clés et de portes au milieu des ennemis, et de chemin à trouver.
Chaque niveau a deux objectifs secondaires : un temps à battre (extrêmement court, souvent autour de la minute), et 3 objets à trouver et ramasser.
Il y a au total une trentaine de salles, réparties sur 3 “niveaux”.

Outre votre pistolet principal, à faible puissance et cadence de tir mais munitions infinies, vous pourrez ramasser plusieurs armes (mitraillette, lance roquettes, etc), mais avec des munitions à gérer. Ces armes ont malheureusement des munitions très limitées et sont assez rares, on a donc tendance à ne pas les utiliser “au cas où”, et puis à faire sans.

Le principal problème de Rock Boshers est que, tout comme Berzerk, vos tirs ne peuvent être qu’à l’horizontale ou en diagonale. Malheureusement, ça ne marche pas très bien ici : les niveaux sont souvent tortueux et étriqués, et le personnage se déplace lentement, ce qui fait que rater une diagonale s’avère souvent fatal.

Les débuts du jeu sont fort sympathiques, mais la difficulté monte sérieusement dès la fin du premier “niveau” (donc la 8e ou 9e salle). On va devoir recommencer certaines salles un bon nombre de fois avant de comprendre ce qu’il faut faire, et de réussir à l’exécuter. Rock Boshers se transforme très rapidement en épreuve de force, avec des salles remplies de zombies qui apparaissent à l’infini de partout, de vers indestructibles qui nous tournent autour, de cristaux qui nous tirent dessus si on les touche par erreur, et de bidons explosifs… ça en devient assez fastidieux, et plus pénible que fun.
Le jeu n’est malheureusement pas assez varié, ni intense, ni profond, pour que l’on se fasse violence pour continuer. On a plus tendance à arrêter par ennui que de vouloir à tout prix franchir le niveau qui nous fait obstacle.

L’histoire et l’ambiance steampunk sont originaux : on incarne la princesse d’Angleterre qui part en secret dans une colonie sur Mars, et va y découvrir un complot. L’ambiance “anglaise” est assez drôle, avec des gardes qui s’arrêtent pour prendre le thé par exemple. En revanche, les petits dialogues qui apparaissent au début de certains niveaux reviennent à chaque tentative, ce qui est assez agaçant.

En plus du jeu principal, il y a 4 mini-jeux d’arcade à débloquer, qui font parfois référence à des classiques. Ces mini-jeux sont assez basiques et encore plus difficiles.

Visuellement, l’enrobage 8 bits est plutôt bien fait et crédible. On peut choisir un mode d’affichage “NES” ou “ZX Spectrum” en 4 couleurs, activer des scanlines, un mode pixel perfect, etc. Ca n’est pas grand-chose, mais ce sont des détails qui font toujours plaisir aux amateurs de jeux rétro.

En bref, un jeu typé arcade à la fois trop difficile et pas assez profond ni intense pour mériter qu’on s’y attarde.