SpiritSphere DX

SpiritSphere est un Pong-like, ou Windjammers-like, avec une skin qui fait penser à Zelda.

On va donc bêtement frapper dans une “sphère” pour la faire passer dans les buts adverses. Le concept du jeu est simple, mais la prise en main n’est pas si évidente que ça, avec notamment un coup simple, un coup chargé, un “dash”, et, parfois, des objets, comme un arc. On va quand-même assez vite prendre le coup de main… et se rendre compte que les échanges manquent de dynamisme.

Les arènes sont variées, avec des formes allant de la carrée à la ronde, en passant par celles qui ont des obstacles au milieu. Les adversaires ont des caractéristiques diverses (vitesse, puissance de frappe, coup spécial, etc), et vous trouverez plusieurs types de “sphères” avec des comportements différents, ou des capacités spéciales, comme un tir de boule de feu lorsqu’on la touche. Certaines arènes ont des caractéristiques comme les buts qui changent régulièrement, ou des formes peu pratiques, et les échangent peuvent vraiment s’éterniser.

Les modes de jeu sont assez nombreux, de la “campagne” solo au mode 4 joueurs en local, en passant par un mode “squash” et du double, y compris avec (sur Switch) un mode “TATE dual hands”, chacun tenant un joycon attaché à la console de chaque côté.

La variété est donc bien présente, mais ce n’est pas suffisant pour masquer ce qu’est le jeu : un Pong glorifié un peu molasson. On est très loin de l’intensité d’un Windjammers par exemple, qui repose pourtant sur le même principe, et a moins de diversité dans son gameplay.

On tourne vite en rond, et avec les personnages asymétriques (au niveau des capacités spéciales) et certaines arènes bien pénibles, on est loin de la stratégie du tennis par exemple, et on a en permanence l’impression qu’il existe une grande part de chance dans les matchs.
Les contrôles semblent d’ailleurs peu précis, et il arrive régulièrement de rater la balle alors que l’on croyait être dessus.

Spiritsphere DX est un jeu avec du potentiel et de bonnes idées, mais qui au final est plus fastidieux que fun.