Sparklite

Sparklite est un roguelike typé Zelda sans donjons : on explore une zone, on affronte un boss, on récupère un objet, et on recommence.

La carte, générée aléatoirement à partir d’écrans prédéfinis, est composée de cinq zones classiques : la plaine, la forêt, etc. Chaque zone comporte des ennemis de base, des secrets, des « donjons » facultatifs composés de 3 ou 4 pièces avec uniquement des ennemis ou des puzzles (mais pas les deux) pour obtenir un bonus, et un « donjon » de boss dans lequel il n’y a que les boss, plutôt intéressants d’ailleurs. Une fois le boss vaincu, on récupère une arme ou un outil qui permet de débloquer le passage vers la zone suivante : au final, le jeu s’apparente presque à un boss rush avec un peu d’exploration entre chacun. A chaque mort, la carte du monde se recrée, mais les boss vaincus le restent, on conserve les objets importants (on ne perd que les consommables), et les secrets trouvés ne réapparaissent pas. La carte n’étant pas très grande (16 écrans de large, 12 de haut), on en fait le tour complet en seulement une heure à la fin du jeu, et la mort n’étant pas très pénalisante, on se demande bien pourquoi en avoir fait un roguelike plutôt qu’une carte fixe et mieux travaillée.

Les combats de Sparklite sont assez moyens : basiques, compétents mais pas très imaginatifs ; ils pourraient être améliorés par les armes secondaires, mais celles-ci sont tellement longues à se déclencher qu’elles sont inutilisables. Un peu comme un Zelda, on progresse en trouvant des objets, ici des écussons qui nous donnent des bonus comme un gain de vie ou d’attaque, mais on est limité par ce que l’on trouve : on ne peut pas grinder comme dans un RPG. On est obligé de revenir au hub central pour s’équiper de nouveaux écussons, ce qui re-mélange la carte : on ne peut pas vraiment terminer le jeu d’une traite, et on est poussé à re-visiter la carte de fond en comble plusieurs fois pour récupérer le maximum d’écussons.

En mode de difficulté « casual », la formule marche plutôt bien : l’exploration est bonne, le gameplay moyen-mais-compétent ne gêne pas, et même à la fin du jeu lorsque je cherchais les dernières améliorations, j’ai pris plaisir à parcourir la carte à toute allure, récupérer quelques objets et secrets, retourner au hub m’améliorer, et recommencer pendant les 8 heures que m’a duré ma partie. Je suppose que dans les modes de difficulté plus élevés, avec une progression plus lente et en recommençant des runs plus souvent, l’expérience est très différente et moins bonne.

Techniquement, Sparklite est très mignon, avec de beaux sprites bien détaillés et de belles animations, mais les chargements sont un petit peu longs, d’autant plus qu’ils apparaissent à chaque changement de zone, et j’ai subi un bon nombre de petits ralentissements : rien de vraiment gênant, mais au vu de ce qui est affiché, c’est assez surprenant.

Le jeu possède un mode coop, que je n’ai pas testé.

Sparklite est un jeu très mignon mais aussi très classique, et avec un aspect roguelike qui n’apporte pas grand-chose. De quoi passer quelques heures sympathiques, mais il ne faut pas en attendre trop.