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Wheels of Aurelia

J’ai acheté puis terminé Wheels of Aurelia en… 15mn… mais je reviendrais sur la durée de vie.

C’est un jeu narratif, qui se joue comme un jeu de voiture vu de dessus. Pendant qu’on conduit, on a toujours un passager (ou plusieurs quand on prend des auto stoppeurs) avec lequel on dialogue.

Disons le tout de suite, la conduite n’a aucun intérêt, la physique est pétée, la voiture tourne toute seule quand on ne fait rien. Ce n’est pas du tout l’intérêt du jeu. Il y a des moments où on fait des courses-poursuites mais c’est plutôt pénible et pas très fun ; rien de bloquant cela dit.

L’intérêt, c’est l’histoire, les dialogues, et surtout, les choix que l’on fait. Parce que, si jamais la symbolique des embranchements dans la route ne vous avait pas sauté aux yeux, c’est un jeu qui vous bombarde de choix à faire sans arrêt : les choix de dialogue avec le passager, prendre des auto stoppeurs ou pas, leur parler ou pas, les déposer là où ils veulent ou pas, prendre à droite ou à gauche, accepter ou refuser un défi de conduite, etc. Le système de dialogues m’a beaucoup rappelé Firewatch ou Oxenfree.

Chacun de ces choix a un impact sur la fin… ou pas. En tout cas, tout influe un peu sur la fin qu’on va obtenir, parfois beaucoup, parfois très peu.
Parce que, et c’est là que je veux revenir sur la durée de vie, lorsque vous avez terminé l’histoire (en 15mn, donc), le jeu vous indique quelle fin vous avez obtenu, et combien vous en avez débloqué sur un total de 12. À 15mn la partie, ça fait 3h si on veut débloquer toutes les fin (et qu’on y arrive du premier coup).
Et les fins sont vraiment différentes. Ma première était un peu glauque et sombre, alors que ma seconde était plutôt fleur bleue et happy ending.

Concernant l’écriture, ce n’est pas un chef d’œuvre de prose, mais ça se lit bien, ça essaye d’aborder quelques sujets délicats (comme la religion) avec à chaque fois plusieurs approches (pour, contre, ou je me tais). La plupart du temps ça marche bien, parfois c’est pas très subtil, mais même quand c’est moyen, ce n’est jamais mauvais.

Bref, je conseille à tous les gens qui aiment les histoires interactives (parfois appelés “walking simulators” ). C’est sympa, original dans l’exécution, si on n’aime pas ça ne dure pas longtemps, et si on aime bien, il y a moyen de replonger dedans sans trop se lasser.

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