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The Gardens Between

Je viens vous parler d’un jeu fort sympathique.
Un jeu dont les visuels m’avaient beaucoup plu avant la sortie, et dont j’ai beaucoup entendu parler après sa sortie.

Ce jeu, c’est The Gardens Between.

C’est un jeu de puzzle, zen, posé et calme, très joli, et touchant.
Voilà, ceux qui ne jurent que par Doom peuvent passer à autre chose.
Les autres doivent l’acheter. Tout de suite. Maintenant. Allez, hop.

Toujours là ? Il va falloir vous convaincre. Ok, je vais essayer.

Le jeu raconte… hum. C’est une histoire avec des enfants, des voisins qui semblent amis proches, et d’après les cartons posés devant sa maison dans l’intro du jeu, l’un des deux déménage.
Rien n’est explicite, tout est suggéré. Personnellement j’adore les histoires plus suggérées que racontées, mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde.

C’est un jeu qui nous demande de manipuler le temps pour résoudre des puzzles. Le but étant d’amener une sorte d’orbe à la fin du parcours.
Il fonctionne avec le stick (avancer et reculer dans le temps), et un bouton d’action pour interagir avec des éléments dans le décor. Rien d’autre.
Les deux personnages marchent tous seuls quand le temps défile, certains éléments du décor se modifient avec le temps (un truc qui tombe quand on avance et qui remonte quand on recule) et d’autres sont “hors du temps” et se manipulent “à la demande”.

Le jeu va nous demander de sans arrêt faire des allers-retours dans le temps, pour aller récupérer une orbe, revenir un peu dans le temps, la poser sur un truc qui bouge, avancer dans le temps, récupérer l’orbe un peu plus loin, etc.
On va aussi manipuler des objets qui avancent dans le temps “à la demande”, avec des sortes d’interrupteurs. On manipule un truc qui tombe pour que ça débloque un passage, on va récupérer une orbe, revenir en arrière, re-manipuler le truc pour créer une plate-forme, etc.
Le level design est excellent, avec des éléments introduits petit à petit, et des interactions “expliquées” progressivement, et toujours à travers le gameplay, il n’y a strictement aucun texte à l’écran (sauf dans le décor, rarement).
C’est joli, pastel, mignon.

La très grosse difficulté que je rencontre pour parler de ce jeu, c’est que le gameplay et l’histoire sont extrêmement liés. Et pour ne pas spoiler l’histoire, je ne peux pas raconter trop de gameplay.

Et en fait c’est ça la grosse force de ce jeu : toutes les mécaniques du jeu représentent un aspect de ce qui est raconté.
Je prends exemple sur un autre jeu, Wheels of Aurelia, dont j’ai aussi fait une critique. Ce dernier est un jeu narratif à embranchements, et les embranchements dans l’histoire sont représentés par des embranchements dans la route.
Eh bien The Gardens Between, c’est ça, mais pour un peu tout. J’ai l’impression que les designers ont cherché à relier chaque élément de gameplay à un aspect de ce qui est raconté.

Dans les points négatifs : c’est court, et pas très dur. Voilà.

Bref, c’est un excellent jeu, et je le conseille très fortement.

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