SNK est créé en 1973, et commence à faire des jeux vidéo en 1979 durant le boom déclenché par Space Invaders. Trop concentrés sur un marché de l’arcade qui se casse la gueule depuis les années 80, ils n’arrivent pas à négocier le virage de la 3D et font faillite en 2000. Tous les développeurs partent dans diverses sociétés (Capcom, Arc System Works, Dimps…) et ils sont rachetés par une société de pachinko, qui les dépèce puis revend de nouveau les droits des jeux. Ceux-ci sont rachetés en 2001 par Playmore (créé par d’anciens de SNK), qui se remet à créer des jeux en essayant de récupérer certains anciens développeurs, mais le nouveau SNK Playmore ne sera plus jamais comme avant.
En 1990, SNK sortent la NeoGeo (MVS, Multi Video System), leur première machine arcade à cartouches ; c’était loin d’être la première du genre, il y en avait depuis le début des années 80, mais celle-ci est correctement calibrée pour avoir un rapport performances/prix intéressant pour les opérateurs. La machine continue à vivre jusqu’en 2004 (si on oublie les indés qui continuent à sortir dessus encore aujourd’hui), et elle est surtout connue pour ses nombreux jeux de baston de qualité ; mais en fait, jusqu’au milieu des années 90 ce n’était pas tant le cas, et la ludothèque de la machine est bien plus riche que sa réputation ne le laisse penser, même si ça reste 100% arcade évidemment : oubliez les RPG et les jeux d’aventure. En parallèle ils sortent une version « console » (AES, Advanced Entertainment System) qui n’est rien de moins que la borne d’arcade en format console ; beaucoup plus chère que ses concurrentes, sans parler des jeux hors de prix, c’est un échec. Enfin, en 1994 ils sortent une version CD, légèrement moins chère, et surtout sans le besoin d’acheter des cartouches ; l’année de la sortie de la Playstation, c’était trop peu et trop tard.
A noter : il n’était initialement pas possible de régler la difficulté, mais ça a été ajouté au tout début 2026.
1990 – Magician Lord : un platformer/action dans lequel on incarne un magicien qui massacre des monstres à tour de bras. Il faut escalader des échelles, explorer des grottes, utiliser sa magie. C’est un peu raide, très old school, assez répétitif, et extrêmement difficile.
1991 – Sengoku : un beat’em up à la Final Fight, mais beaucoup moins bien fait, avec des sensations de frappe assez médiocres. Le concept est étrange, avec des combattants modernes qui se baladent au Japon médiéval, des passages où on se fait téléporter dans une sorte d’univers parallèle, et la possibilité de se transformer. C’est à la fois assez médiocre et fascinant d’originalité.
1996 – Metal Slug : un run & gun dans lequel on va de gauche à droite en détruisant tout, en ramassant des powerups fourni par les prisonniers qu’on délivre. C’est extrêmement intense, sans doute trop pour son propre bien puisque le jeu rame énormément (ce n’est pas l’émulation qui est en cause, c’était déjà comme ça sur le matériel original). Un classique adoré par une frange de la population, dont je ne fais pas partie car je trouve la série trop brouillon.
1996 – Ironclad (NeoGeo CD) : un shooter horizontal dans lequel on utilise un « pod » à la R-Type ; il fait partie des rares jeux exclusifs à la NeoGeo CD, et n’est jamais sorti en arcade. C’est un jeu solide mais très classique, sans grande originalité.
1997 – Shock Troopers : un run & gun vertical à la Commando, mais extrêmement modernisé, qui peut se jouer à deux, et avec la possibilité de changer de personnage à la volée d’une simple touche. C’est classique mais extrêmement bien fait, et j’aime beaucoup.
2000 – The King of Fighters 2000 : énième épisode d’une série interminable, c’est le dernier développé en interne par SNK avant leur faillite. Il est souvent considéré par les spécialistes comme le dernier « bon » KoF NeoGeo, et pour un non-spécialiste il est vraiment fun même s’il y a probablement trop de persos.
Des jeux corrects dans l’ensemble, avec des classiques mais rien de vraiment marquant. Pas une mauvaise cartouche, mais elle manque un peu de piquant.
