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Armello

Armello est un jeu de société. Il faut le savoir, c’est important, car nombre de tests et d’avis vous laissent penser qu’il y a d’autres aspects (aventure, RPG…), mais ce n’est pas le cas : c’est un jeu de société, point.

Personnellement, après avoir lu quelques articles, descriptions et vidéos, je m’attendais à un mode aventure, une histoire, etc, mais ce n’est pas le cas. Le mode solo consiste simplement à relancer le même jeu encore et encore… comme un jeu de société.
C’est pourquoi, une fois n’est pas coutume, je rédigerais cette critique sans avoir énormément joué au jeu, car ce n’est pas un style que j’affectionne particulièrement, même si le jeu semble très bon.

Il y a quand-même un léger scénario. Armello se situe dans un monde peuplé d’animaux anthropomorphiques : lions, lapins, ours, loups, souris, etc. Le pays est menacé par “le déclin”, une menace assez vague qui semble rendre les gens fous et agressifs. Le roi est affecté par ce fléau, et l’objectif du jeu est de prendre sa place, par tous les moyens possibles.
Le tutoriel du jeu vous raconte cette histoire à travers les yeux de 4 personnages, et est entrecoupé de scènes animées très belles et bien réalisées. Pour quelqu’un comme moi qui pensait avoir à faire à un jeu avec une histoire, c’est d’autant plus frustrant qu’il semble y avoir matière à faire une campagne complète.

En tant que jeu de société, il est plutôt complet, voire complexe. Au début d’une partie, vous allez choisir un personnage parmi une petite dizaine, qui ont chacun des bonus spécifiques et vous permettent d’adapter votre stratégie. Les tours vous permettent de vous déplacer sur les cases du plateau, utiliser des cartes et déclencher des combats contre les autres joueurs, qui se déroulent avec des lancers de dés.

Les systèmes de jeu sont nombreux. Il y a des quêtes à compléter, des périls à éviter ou affronter, des cartes de sort, ruse ou équipement, des points de vie et d’action à gérer, des villages à capturer, des ruines à visiter, des dés à lancer pour combattre les autres joueurs, des ressources à gérer (or, magie, prestige, déclin), des “partisans” qui ne sont pas vraiment expliqués, des heures (jour ou nuit) favorables à certaines actions ou personnages, 4 conditions de victoire…
Tout ça est très compliqué, d’autant plus que tous ces systèmes vous sont lancés au visage un peu en vrac durant le tutoriel, sans vous laisser le temps de vraiment les maîtriser avant de passer au suivant.
Vos premières parties seront très confuses, et vous risquez d’être complètement largué pendant un certain temps avant de mieux appréhender toutes les mécaniques et leurs interactions.

Cela étant dit, je ne doute pas qu’une fois maîtrisés, ces éléments rendent le jeu très intéressant et assez complexe pour pouvoir refaire des parties sans avoir l’impression de refaire toujours la même chose… si on aime les jeux de société, encore une fois.

Techniquement, sur Switch, le jeu est très joli, avec un cycle jour/nuit très bien réalisé qui allonge les ombres des décors, et plein de détails. L’interface est très fonctionnelle.

Dans les points qui fâchent, la version Switch ne propose pas de mode multijoueur local alors que c’est une plateforme parfaitement adaptée au concept, et en solo, l’IA semble aux fraises, à choisir des effets qui vont à l’encontre de sa stratégie, mais je ne pense pas que le solo soit l’intérêt du titre.

Bref, un jeu de société très sympathique pour ceux qui aiment le genre.

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