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Golf Story

Golf Story est un jeu de golf avec un aspect RPG/aventure, qui nous amène d’un parcours à un autre pour gagner des championnats.

L’aspect jeu de golf est à la fois relativement basique et assez complet. Le gameplay est, comme souvent, à base d’une barre de charge, avec un curseur à cliquer au bon moment pour déterminer la puissance et la précision de la frappe.
On peut choisir l’endroit de touche du club sur la balle pour lui donner un effet, il faut compenser le vent, et la pente des greens, qui est d’ailleurs mal représentée car elle affiche uniquement une flèche de sens et force de la pente, sans modifier l’aspect visuel.
Il y a tous les types classiques de clubs (bois, fer, wedge, putter), et différents modèles pour chacun, avec différentes caractéristiques, qui donnent des frappes plus fortes et moins précises, par exemple.

Outre cet aspect simulation de sport simple mais efficace, dans l’esprit des jeux de golf 8 et 16 bits, Golf Story est enrobé d’une grosse couche de RPG. Il y a une histoire, des quêtes principales et secondaires, de l’XP, des niveaux, des caractéristiques (puissance de frappe, précision…), et de l’équipement (divers clubs).

Quasiment tout tourne autour du golf, tous les problèmes semblent pouvoir être résolus avec des balles de golf, et toutes les personnes que l’on croise ne s’intéressent qu’à ça. C’est parfois assez drôle, d’autant plus que le ton général est humoristique, avec des situations très variées et souvent absurdes, et des personnages bien écrits et intéressants. Le scénario en lui-même n’est pas très intéressant, avec un ancien joueur amateur qui veut devenir pro, ce sont vraiment les situations et les dialogues qui donnent envie de progresser.

Les “quêtes” secondaires se trouvent en explorant les parcours et en parlant aux gens, qui vous lanceront des défis, qui varient de l’intéressant et vous permettant de découvrir ou perfectionner une technique, au très pénible et inutile, comme faire 10 puts sur glace, alors que ça ne vous arrivera probablement jamais. Aucun challenge ne repose (trop) sur la chance, et un conseil : si vous n’arrivez pas à faire un challenge avec un club, changez, ou essayez une autre technique.
Le seul point agaçant de ces challenges est l’impossibilité de recommencer directement depuis un menu. S’il vous reste par exemple moins de coups possibles que le nombre de trous restants, vous êtes quand-même obligés de frapper toutes les balles jusqu’à terminer l’épreuve. Sur la fin du jeu, certaines épreuves un peu plus corsées que la moyenne en deviennent assez pénibles.

Une fois tous les défis secondaires d’un parcours remportés (ou aucun, si ça ne vous intéresse pas), vous aurez accès à un match contre un adversaire IA pour chacun des 10 parcours (il faut remporter plus de trous que l’adversaire), plus 3 compétitions contre plusieurs adversaires (il faut faire le meilleur score, ou plutôt, le plus bas).
Les adversaires IA sont globalement assez faciles et font beaucoup d’erreurs, qui semblent totalement scriptées.

Chacun des 6 parcours se situe dans un environnement bien distinct, avec une identité graphique, des types de PNJ (lascars, hommes des cavernes…), un style de parcours (courts ou longs, plus ou moins de bunkers, d’eau…), et des spécificités diverses, comme des taupes qui viennent piquer les balles passant à leur portée pour les mettre dans les bunkers. Les parcours ne sont donc absolument pas répétitifs, mais ce n’est pas du tout une simulation réaliste.

Dernier point plus ou moins négatif, Golf Story a un rythme assez lent, et est très long à décoller ; plusieurs heures après avoir démarré, on nous donne encore des tips et des techniques qu’on a compris depuis un bon moment. En contrepartie, c’est très adapté aux débutants, avec beaucoup de tutoriels et d’explications.

Enfin, il y a un mode “quick play”, assez complet, qui permet de jouer en solo ou à deux joueurs, et de personnaliser les règles et l’environnement.

Techniquement, les graphismes sont plutôt sympathiques, en pixel art typé 16 bits, avec des détails partout et des effets un peu plus modernes comme des particules.
Les musiques sont “jazzy” et très sympathiques, elles collent bien à l’ambiance.

Un dernier point, si le jeu vous intéresse : lors des tirs, la caméra peut se déplacer avec le stick droit, et on peut dézoomer en cliquant sur celui-ci. C’est indispensable pour les derniers trous, situés sur des parcours complexes, et ce n’est malheureusement jamais expliqué.

En bref, c’est un peu le Mario Golf de la console : un jeu de sport scénarisé et pas trop complexe.

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