C’est la troisième compilation Taito, qui regroupe encore une fois des jeux très variés, depuis la fin des années 70 jusqu’au début des années 90, avec des genres variés. Il manque encore malheureusement les shooters classiques que j’adore (Gun Frontier, Metal Black, Darius Gaiden…).
A noter que Zoo Keeper n’est pas disponible sur la gamme Arcade Archives ni sur l’Egret 2 Mini, cette compilation est donc le seul moyen légal d’y jouer à l’heure actuelle.
1979 – Lunar Rescue : on descend se poser sur des cibles à la surface en esquivant des astéroïdes (comme un Moon Lander simplifié) puis on remonte au vaisseau-mère en tirant sur les ennemis, puis on recommence. C’est amusant cinq minutes, mais basique et vite répétitif.
1980 – Crazy Balloon : on contrôle un ballon qui oscille de gauche à droite, et on doit le diriger dans un labyrinthe de pics et d’obstacles. C’est très original mais là encore, c’est vite répétitif.
1981 – Qix : un grand classique : on contrôle un curseur qui se déplace le long des bords du terrain ; avec un bouton on peut « dessiner » et lorsqu’on referme le tracé ça « retire » cette partie du terrain. Au milieu se trouve une forme géométrique qui se déplace aléatoirement et nous détruit si elle touche un tracé en cours de dessin, et sur les bordures des étincelles qui nous détruisent si elles nous touchent. Ca a été copié des dizaines de fois depuis (avec la suite officielle Volfied et des tas de clones) et l’original paraît bien désuet à côté, mais il conserve beaucoup de charme, et un gameplay très prenant.
1982 – Zoo Keeper : au centre de l’écran se trouvent des animaux qui essayent de partir à l’extérieur de l’écran ; on contrôle un gardien de zoo qui se déplace autour d’un rectangle, et les murs se (re) forment sous ses pas, tandis que les animaux détruisent les murs. Le jeu consiste donc simplement à faire des tours pour essayer de reconstruire les murs plus vite qu’ils ne sont détruits, sauter par-dessus les animaux ou les capturer si on réussit à obtenir un objet. C’est basique et répétitif, mais un peu amusant.
1985 – The Fairyland Story : un « elimination platformer » à la Bubble Bobble, comme Taito en a tant fait. On contrôle ici une sorcière qui peut transformer les ennemis en gâteaux, et lorsqu’elles les pousse d’un bord de plateforme ils s’écrasent, idéalement en éliminant d’autres ennemis sous eux. C’est sympathique, amusant, vraiment pas difficile, avec quelques niveaux intéressants, bref c’est plutôt un bon jeu.
1989 – Cameltry : une bille dans un labyrinthe que l’on fait pivoter avec le stick (c’est mieux avec l’add-on spinner de l’Egret 2 Mini), exactement comme les niveaux bonus de Sonic 1. C’est fun, original et intense ; je ne suis pas sûr qu’il soit possible de battre le jeu sur un seul crédit uniquement avec un stick, le jeu étant pensé pour le spinner qui permet un contrôle bien plus précis, mais c’est suffisamment original et amusant pour qu’on s’y fasse.
1990 – Football Champ / Hat Trick Hero : un jeu de foot qui gère les fautes (on peut frapper les adversaires) mais seulement si l’arbitre le voit ; il faut donc faire attention au jeu mais aussi au placement de l’arbitre pour savoir ce qu’on peut faire. A part ça c’est du classique, bien fait, amusant, très facile à prendre en main.
1994 – Puzzle Bobble : un autre grand classique : en haut de l’écran sont des bulles de couleur, en bas on a un « canon » qui en lance d’autres, et quand on fait correspondre au moins trois bulles de la même couleur elles disparaissent, ainsi que tout ce qui était accroché en-dessous. Ce n’est pas un classique pour rien et il est vraiment excellent, malheureusement ce premier épisode est largement moins bon que le second pour une simple raison : à un seul joueur on ne peut pas affronter l’IA, on est limité au mode puzzle ! Fort sympathique au demeurant, mais il faudra obligatoirement affronter un second joueur pour accéder au mode « versus » dans lequel on envoie des billes noires pour gêner l’adversaire quand on en élimine plus de trois d’un coup. Un excellent jeu, mais on aurait largement préféré le 2 quand-même.
Une cartouche un peu mitigée, avec deux très bons jeux mais qui sont dépassés par leurs suites, quelques sympathiques, et deux un peu médiocres : ça fait un peu « remplissage ».
