Vasara Collection

Vasara Collection est une compilation de deux shmup arcade, et d’un “nouvel épisode” plus moderne.

Les épisodes arcade sont des “bullet hell” assez classiques : les ennemis se détruisent en quelques tirs, l’écran est rempli de balles qui avancent lentement, la hitbox du personnage est très réduite, etc. Ils ont cependant un niveau de complexité qui plaira certainement aux vétérans du genre : en plus des 5 niveaux de tir, il y a une attaque de mêlée à charger qui peut supprimer les balles, des bombes, plusieurs types de bonus pour le scoring, du grazing, du rebond sur les ennemis, et j’en oublie.

Niveau variété, Vasara 1 & 2 sont plutôt bon, avec 3 personnages dans le premier épisode et 4 dans le second, qui ont chacun des combinaisons de vitesse/puissance de feu différentes, et changent l’ordre des niveaux. Le second épisode a un “mode facile” qui a 6 niveaux au lieu de 12, sans être vraiment facile pour autant. Le gameplay du 2 est légèrement différent, avec une super-attaque de mêlée qui remplace les bombes, ainsi que des ennemis “spéciaux” à éliminer durant le niveau pour maximiser le score.

Les boss de Vasara 1 & 2 sont assez intéressants voire vraiment bons, avec plusieurs phases et plusieurs patterns, mais aussi extrêmement difficiles ; il y a des moments où on se demande bien comment on peut ne pas se faire toucher, et il faut utiliser la mêlée à fond pour éliminer les balles. Ils doivent vraiment être appris par coeur pour être passés sans encombre, impossible de ne compter que sur ses réflexes.

Niveau design, on est dans un monde “cyber samouraï” relativement original, avec une histoire et des personnages tirés de l’histoire du Japon féodal, mais qui utilisent des robots géants et des vaisseaux spatiaux. On a droit à quelques phrases avant chaque boss, ça ne sert pas à grand-chose mais c’est toujours sympa, et ça permet de se détendre quelques secondes.

Dans les regrets, j’ai surtout trouvé que les projectiles ennemis manquent de contraste et sont parfois cachés dans les décors, et la hitbox est difficile à visualiser, particulièrement sur le 2, contrairement aux bullet hell modernes où on voit un gros point fluo au centre du vaisseau par exemple.

Vasara 1 & 2 sont des jeux extrêmement difficiles, ce qui est “normal” pour des jeux arcade, mais cette compilation, comme tous les portages arcade qui donnent des crédits infinis, les rend presque triviaux, d’autant plus qu’il est possible d’activer un mode “free play” qui ne nécessite même plus de mettre des crédits virtuels, et que l’on récupère une partie de ses bonus à chaque vie, et des powerups complets à chaque continue. Ça a l’avantage de permettre à la fois aux débutants de continuer à jouer malgré leurs très nombreuses défaites, et aux puristes d’essayer de n’utiliser qu’un seul crédit.

Vasara Collection inclut également un mode “Timeless” qui est, soyons francs, totalement raté. Il mélange les deux jeux arcade en 3D (ou plutôt 2.5D), mais il est extrêmement moche, on dirait un jeu smartphone bas de gamme. Tout le design travaillé et original des jeux arcade a disparu, pour être remplacé par des étendues vides, génériques et répétitives. Il y a peu d’ennemis, relativement peu de tirs, c’est mou, on s’ennuie ferme. On peut y jouer à 4, mais à moins de vouloir vous débarrasser d’un gêneur, n’infligez pas ça à vos amis.

En terme de bonus, c’est assez léger, avec une galerie d’artworks, et un tutoriel très minimaliste composé de quelques images expliquant les contrôles. C’est moins bien que certaines “anthologies” modernes, mais toujours mieux que les portages arcade type “Arcade Archives” qui n’ont absolument rien.

Outre les classiques options de difficulté, Vasara Collection propose trop peu d’options d’affichage : un mode TATE (vertical) est présent, mais il n’y a pas de scanlines (les seuls choix sont “net” ou “flou”), aucune mise à l’échelle, pas de mode “pixel perfect”, un seul artwork moche est proposé pour combler les côtés de l’écran, etc. On s’en passe, mais c’est très dommage.

Vasara Collection est une compilation très correcte, mais sans fioritures, de deux bons shmups, et d’une bouse qu’il vaut mieux oublier.