Hori Split Pad Pro

Je ne supporte jamais les joycons de la Switch bien longtemps : trop étroits et trop fins, je trouve que la prise en main n’est pas vraiment idéale, voire douloureuse à la longue, malgré mes petites mains. J’ai testé différents grips, mais le début de drift de mes joycons m’a poussé à tester le Hori Split Pad Pro, et disons-le tout de suite : je ne le regrette pas.

Le premier gros intérêt, c’est la qualité des sticks qui est excellente, quasiment du même niveau qu’une manette Xbox One : ils sont précis, le retour au centre est de la bonne force, et leur course est longue comme il faut pour pouvoir viser ou tourner précisément : les amateurs de jeux de tir ou de course apprécieront, personnellement ça m’a changé la vie sur des jeux comme Sniper Elite, Virtua Racing ou GRID, et je serais bien incapable de revenir en arrière.

Les seuls lacunes des sticks sont le manque de grip sur le contour, qui les rend un peu glissants ; et cette course longue, car cela ne les rend pas adapté aux jeux qui demandent de changer rapidement de direction comme les jeux de plateforme. Ce dernier point est réglé par la présence d’une très bonne croix de direction, très précise et agréable, et également mieux placée et beaucoup plus facile d’accès que le d-pad des joycons.

Les boutons sont de très bonne facture également ; ils sont un peu mous, surtout les gâchettes, mais la course est suffisamment courte pour que ça ne pose pas de problème. Les boutons « + », « -« , « home » et « capture » sont en caoutchouc protubérant : c’est très étrange au début, mais à l’usage ça permet de les trouver très facilement dans le feu de l’action sans avoir à baisser les yeux.

Outre les sticks et la croix, le troisième gros point fort, c’est la prise en main. Oubliez tout de suite l’usage nomade (comme les transports en commun), le Split Pad Pro n’est pas pensé pour ça, mais plutôt pour un usage « mobile sédentaire » : chez soi, mais pas sur la TV, et ça tombe bien c’est comme ça que je joue. Il est beaucoup plus épais que la console sans toutefois atteindre l’épaisseur des manettes Xbox ou Playstation, et comme elles, il est en forme de « A » et se termine par des « cornes ». J’aurais aimé que ces dernières soient un peu plus longues, en l’état mes petits doigts ne sont pas soutenus, ce qui a tendance à les crisper. Dans l’ensemble, la prise en main n’est pas aussi bonne qu’une manette « console », mais on s’en rapproche, et on est à des années-lumière des joycons standards.

Cerise sur le gâteau, le Split Pad Pro a des fonctionnalités supplémentaires : un mode turbo ou autofire, bien pratique sur les jeux rétro et arcade ; ainsi que des gâchettes à l’arrière, au creux de la poignée, qui peuvent être liées à un autre bouton, particulièrement pratique pour les amateurs de FPS qui pourront ainsi sauter ou recharger sans lâcher le stick droit.

Tout n’est pas parfait cependant, et le pad ne possède pas de bluetooth, ni de vibrations, ni de gyroscope, ni de NFC. Personnellement je ne me sers de rien de tout ça, même sur les joycons d’origine, cela ne me pose donc aucun souci, mais les aficionados de la visée au gyro pourront passer leur chemin, et préférer se tourner vers un grip comme le Skull & Co ou Satisfye. Il va sans dire que n’ayant pas de bluetooth ni de batterie, il est impossible de les utiliser détachés, bien malheureusement : ça aurait fait un super « Pad Pro » pas cher.

La taille est également assez imposante : avec le Split Pad Pro, la console est beaucoup plus large qu’avec les joycons d’origine : impossible de la mettre dans une housse, et ceux qui transportent leur console à l’arrache dans un sac à dos risquent de devoir le re-mesurer.

Attention, après un peu plus d’un an d’utilisation quotidienne, le stick droit avait un problème similaire au drift des joycons (qui bougent tous seuls), mais plus radical : la direction « tombait » brutalement vers le bas. Le gain en confort et en précision est tellement incomparable que j’en ai racheté un.